Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, dit-on. Moi qui ne suis pas le dernier à lever le coude, j'ai été touché par les bouteilles (désespérément vides) d'Hélène Soète. Quand on tente de les regrouper par affinités pour en faire un portrait de famille, on se retrouve face à un étrange conciliabule entre petits et grands "sujets", cultivant à plaisir l'art de la différence, de l'unicité. En photographiant le travail d'Hélène, j'ai donc pensé : peu importe l'ivresse pourvu qu'on ait le flacon. Mieux : ici c'est le flacon qui m'enivre, je fais donc en quelque sorte d'une pierre deux coups. Buvons un coup pour fêter ça. |